Arrivée à Klek
Le réveil a été très dur car nous avons passé une nuit assez difficile. L’air était moite dans la voiture, on étais très mal installés à trois dans la voiture, et bien sûr on n'a dormi que 5 heures (car le soleil se levait et qu’il y avait beaucoup de route à faire).


(nos 3 gueules de déterrés au réveil !)
Pour le reste du trajet nous n'avons pas rencontré de problème particulier. Malheureusement on a fait que de l'autoroute, on ne voit donc rien des pays qu'on traverse. Nous avons donc traversé dans la journée la Slovénie, la Croatie en passant par Zagreb la capitale, et une partie de la Serbie.
On a tout de suite vu la différence quand on est entré en Serbie ! Contrairement à la Croatie, la Serbie n'est pas en Europe, et ça se voit ! Alors qu’à la frontière croate les bâtiments sont flambant neuf (car payés par l'Union Européenne, c’est écrit dessus), du côté serbe il n’y a que des préfabriqués. Il faut aussi que je vous parle du premier contact avec un local : La première personne que nous avons rencontrée sur le territoire serbe a été un clandestin Kosovar, qui faisait du stop pour rentrer chez lui. Il s'était fait chopper par la police, avait fait de la prison et n'avait plus d'argent car la police lui avait pris. Plus tard on a appris qu'il y avait beaucoup de corruption dans la police, et qu’il s’était fait très probablement racketter avant d’être reconduit à la frontière. Autant vous dire que ça nous a fait un peu un choc à tous les 3.
Finalement nous sommes arrivés vers 19 h 30 à Klek (le petit village dans lequel aura lieu le chantier), et nous nous sommes dirigés vers le café Platan (lieu de rendez-vous). On ne savait pas du tout sur qui on allait tomber. De plus François avait passé une heure à nous raconter le scénario du film Hostels. Ceux qui connaissent comprendront que l'on priait assez fort pour que tout se passe bien ! Au café Platan on rencontre donc Maggi, Milan et Genius. Milan est un camp leader, c'est-à-dire l'un des organisateurs du camp. Maggi est le patron du café et le président d’Ekoklek, l'association qui organise le camp. Genuis est un membre d’Ekoklek. On apprend que ce camp est le premier qu'ils organisent.

Le camp se déroulera à dans la région de Vojvodina, dans le village de Klek à 6km de Zrenjanin
Il nous offrent à tous les 3 une bonne pinte de Lav (bière serbe très courante, il y en a absolument partout). C'est un sentiment bizarre car on roulait depuis la veille, on arrive dans un village perdu au milieu de la campagne, et on rentre dans un café dans lequel le patron nous attend et nous accueille à bras ouverts. On était aux anges car on mourait de soif : on avait rempli nos bouteilles sur l'autoroute en Croatie, mais l’eau était jaune. On avait donc juste bu le minimum pour survivre, mais on crevait de soif car il faisait 38°C dehors !
Ils nous emmènent ensuite dans la maison dans laquelle nous allons vivre pendant deux semaines. C'est une maison de plain-pied avec un jardin. En gros il y a deux chambres avec des lits superposés, une cuisine, un living room avec plein de canapés et une salle de bain. On prend les repas dehors, il y a une table ombragée par des vignes prévue à cet effet. Sinon dans le jardin il y a une douche extérieure et un coin pour faire du feu.
On rencontre les autres volontaires, tout très sympa mais je vous en reparlerai.
Ensuite vient le repas du soir. Beaucoup de serbes sont venus nous parler, et nous avons passé la soirée et une bonne partie de la nuit à discuter avec eux. Ce sont des membres d’Ekoklek ou leurs amis. Les serbes sont des gens très chaleureux, on hallucine tous les trois ! Ils sont très heureux de pouvoir parler avec des étrangers car pour eux il est quasiment impossible d'obtenir un visa pour aller en Europe. Du coup ils ont mis les bouchées doubles pour nous prévoir un super accueillent. Et c'est très réussi ! Finalement on va se coucher vers 3h du matin, crever mais très heureux du super accueil !