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Dimanche 8 mars 2009
Ces derniers temps, je me trouve plongé dans une réflexion que j'ai envie de vous faire partager. Elle concerne notre rapport à l'objet toujours plus éphémère, et la déshumanisation qui s'en suit. Il y aura probablement 2 articles.

Mon travail me demande de porter quotidiennement des costumes. Ce n'est pas un problème, je suis allé il y a quelques mois dans des magasins type "Zara" ou "H&M" et j'y ai acheté des costumes bon marché.

Aujourd'hui, je comprend que ma démarche n'a pas été la bonne : Après quelques passages au nettoyage à sec, la faible qualité du tissu devient évidente. La coupe des vêtements m'apparait de plus en plus médiocre, ils n'ont aucune tenue, bref, ce sont des achats que je regrette. Ces costumes, je vais les garder encore 6 mois avant de devoir les jeter (et là j'exagère à peine). La conclusion assez évidente qui m'est venue à l'esprit est la suivante : J'aurais du taper dans de la qualité. J'aurais eu des vêtements bien coupés qui m'auraient duré plus longtemps.

Je continue.

Mon travail me demande de porter quotidiennement des chemises. Même démarche que pour les costumes, direction le centre commercial pour acheter en prêt à porter de la chemise bon marché. Au moment de l'achat, on se dit qu'on fait une bonne affaire, la qualité du tissu est pas ultime mais bon, c'est pas cher. Et bien entendu, sur la distance, on ne s'y retrouve pas.

Nos modes de consommation sont résolument court-termistes. Cela se traduit par l'aquisition de produits bon marchés, et bien souvent de piètre qualité. Passé un certain temps (généralement assez court), on se voit dans l'obligation d'acheter de nouveau. Sans tomber dans le gauchisme primaire, cela fait "tourner la machine". Le constat qui s'en suit est le suivant : Moins cher, c'est plus onéreux.

Je vais donc pour la suite investir dans des vêtements de qualité, comme on faisait au bon vieux temps. A une certaine époque, quand on avait besoin d'un costume on allait chez le tailleur. Avant d'être un vendeur cette personne était un artisan. En plus de prendre vos mesures, il vous écoutait et pouvait de ce fait vous proposer la coupe ou le tissu le plus approprié à l'utilisation future du vêtement. Le résultat, c'était bien sur un vêtement de qualité, qui vous était personnalisé. On le gardait des années durant, bref, on raisonnait sur le long terme. Avec le temps, c'est un objet qui acquérait une âme, une histoire.

Je compte donc aller pousser prochainement la porte d'un tailleur. Choisir le vêtement comme je le souhaite, obtenir du tissu de qualité, faire travailler un artisan sont des problématiques qui me semblent plus importantes que la seule recherche du produit bon marché. De plus, je suis persuadé d'être gagnant sur le long terme, puisque je pense réaliser un investissement plus qu'un achat.

Si cela vous intéresse, je vous ferais un petit retour d'expérience.

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Samedi 7 mars 2009
Parmi les choses qui font se dire "diantre, je suis bigrement loin de chez moi", il y a  :
- Au supermarché, des produits comme le Nutella dans le rayon "Produits importés - Cuisine du monde"
- Le camembert Président à 10 euros
- Les machines à laver. Ici, le tambour est vertical (ça s'ouvre comme le capot d'une voiture), et les menus sont bien évidemment en chinois :

Notez à gauche le rappel de mathématiques (c'est toujours utile): 15 = 9+6. Merci la machine à laver !

De plus, sur les machines à laver locales on ne choisi pas la température mais le programme :  soit c'est coton, soit c'est délicat... Mais  je vous rassure, avec un peu d'entrainement on se débrouille très bien !

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Jeudi 5 mars 2009
Cet article est juste destiné à vous faire partager la section petites annonces d'un journal local. C'est aussi dense que chez nous, mais je trouve que les caractères chinois apportent un côté graphique indéniable (Désolé pour le scan pourri, on dirait une photo d'archive du coup).



Je pense de plus en plus orienter mon blog vers des articles courts, des petites pensées ou des trucs que je veux faire partager. Je n'ai malheureusement plus le temps de raconter d'écrire des articles complets racontant mes journées entières...

A bientôt les poulets !

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Samedi 14 février 2009
C'est peut-être une info qui est passée inaperçue en Europe, mais ici elle a changé ma vie (oui oui rien que ça) : La mise à jour en date de ce mardi 10 février 2009 du site web Deezer inclue un géoblocage du contenu.

Le géoblocage, c'est ce mécanisme qui permet de trier les internautes, et ainsi d'adapter leur champ d'accès à Internet suivant l'endroit géographique duquel ils se connectent. Inutile de préciser que ce système a été mis en place suite à de nombreuses plaintes de majors du disque. Ce géoblocage leur permet de contrôler qui a accès à quoi, et peuvent ainsi "protéger" leurs intérêts. A Taipei, je suis pleinement concerné puisque je n'ai plus accès à rien, ou presque (juste les artistes non signés, comme par exemple la Pompe Moderne).

J'avais lu un article sur Deezer (dans le magazine papier Capital ou un équivalent) qui présentait entre autres le résultat d'une étude comportementale des usagers de Deezer. Pour résumer, les utilisateurs de Deezer téléchargeaient beaucoup moins, voir plus du tout, du fait de la facilité d'accès à la musique légale de Deezer.

Le modèle économique de Deezer pourrait donc être une opportunité énorme pour les maisons de disques, qui avaient l'occasion de satisfaire les utilisateurs, tout en limitant le piratage. De plus, l'inscription (obligatoire depuis mardi) sur Deezer permet de ficher de manière très précise les goûts et habitudes des auditeurs. On peut alors imaginer toute la puissance marketing qui peut se développer derrière.

Au lieu de cela, les maisons de disque brident l'un des meilleurs concept jamais inventé pour la musique en ligne (en plus c'est français ^^). Mais ne vous inquiétez pas, rien n'est perdu. Si le blocage géographiqe est jugé trop contraignant par les utilisateurs, je vois 2 issues : Soit un retour au téléchargement "classique" (et donc un manque à gagner pour les maisons de disque), soit l'ouverture prochaine d'un Deezer "illégal" sans bridage d'aucune sorte (et donc un manque à gagner pour les maisons de disque) (Pour ce dernier point, je vous renvois à l'histoire de Napster)

Il est décidemment temps que les maisons de disques arrêtent de voir les Internautes comme des voyous, et qu'elles se mettent à la page du jour : Leur modèle économique archaïque n'est plus adapté à la nouvelle façon de consommer de la musique sur Internet. De plus, les Internautes auront toujours une longueur d'avance.

Il est temps, comme le dirait ce vieux Darwin, de s'adapter ou disparaitre.

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